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« ... vers des agricultures diverses et durables, moteur du développement »
Conférence du 3 juillet 2008 – Parlement de Bruxelles

environnement Partenariats Nord-sud : quels sont les enjeux communs ? Quelles nouvelles formes de partenariat entre les acteurs agricoles ?

Synthèse hebdomadaire – semaine du 12 au 16 mai

Résumé
Cette première semaine de débat sur la question 4 a donné lieu à une première analyse des enjeux communs des producteurs du nord et du sud. Quelques formes de partenariats sont évoquées, et notamment la question de la forme de coopération chinoise est posée.

Les enjeux communs
Les diverses contributions s’accordent sur « les objectifs communs de production de la nourriture de qualité en quantité suffisante », comme l’écrit Nathalie Judith KOUAKAM MELELE. Pourtant, « les agriculteurs du nord et du sud ont peu d’intérêts en commun sur le plan agricole mais beaucoup au niveau politique » ajoute Gérard RENOUARD. En effet, « Il s’agit de faire reconnaître partout la juste place des agriculteurs dans l’économie locale, nationale et internationale. Il faut que chacun admette que les agriculteurs sont une richesse et, apprécie l’importance de leur fonction, commune à tous : nourrir le monde et d’assurer la sécurité alimentaire » affirme Mamy RAJOHANESA. Tous cherchent « un juste retour des efforts fournis » qui passe par « l’écoulement ou la vente des produits locaux » pour Suzanne SANZI MBULUYO et la stabilisation des « prix agricoles à un niveau rémunérateur » qui « suppose une régulation de l’offre. Depuis quelques mois, le démantèlement et la suppression des outils de régulation pratiqués depuis de nombreuses années conduisent à une grande volatilité des prix aussi bien au nord qu’au sud », pour Gérard RENOUARD

Les formes de partenariat
Les partenariats entre producteurs du nord et du sud ont évolué. Mamy RAJOHANESA nous explique «Auparavant bénéficiaires, nous sommes dorénavant les acteurs de nos projets. Au final, les partenariats sont plus équilibrés et plus intéressants car nous pouvons élaborer nos projets en toute liberté ».

Nathalie Judith KOUAKAM MELELE développe les différentes formes de partenariat qui peuvent exister: partenariats social, politico-économique et même monétaire. « Il serait aussi souhaitable que l'agriculture des pays du sud soit subventionnée tant à l'intérieur que par les pays du nord. »

Les nouvelles formes de coopération et la Chine ?
Mamy RAJOHANESA se prononce en faveur des nouveaux types de coopération, « à condition que [la coopération] soit menée par des professionnels et que les projets soient construits avec les représentants des agriculteurs. » Selon elle, « il en est tout autrement de la coopération chinoise. Elle ne s’intéresse pas et ne prend pas en compte l’agriculture familiale. Les chinois se concentrent sur l’île de Madagascar sur d’énormes projets agro-industriels auxquels les paysans ne sont pas associés. »De même, pour Gérard RENOUARD ,« ce qui est à redouter est « l’invasion colonisante » des chinois. ». Ce avec quoi Albert MAKOUTOU exprime son désaccord: selon ce dernier, la Chine réalise des projets intéressants en employant de la main d'œuvre locale.

Quelques questions pour la suite

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