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« ... vers des agricultures diverses et durables, moteur du développement »
Conférence du 3 juillet 2008 – Parlement de Bruxelles

environnement De quelles façons l’agriculture peut elle contribuer à la préservation de l’environnement ?

Synthèse hebdomadaire des contributions – semaine du 5 au 12 mai

Résumé :
Dans cette troisième semaine, les débats ont à la fois porté sur les techniques de protection de l’environnement, avec entres autres le sujet de la multifonctionnalité de l'agriculture et la présentation de l’agroforesterie, et sur d’autres questions, telles que le positionnement vis à vis de la question elle-même ou l’impact de la hausse des prix sur les habitudes de consommation des ménages du Nord du point de vue environnemental.

Il ressort des débats que la petite agriculture familiale est le modèle le plus à même d’intégrer les externalités liées à l’environnement. Comme le rappelle Hubert DE BON, même si « tout type d'agriculture peut répondre à la "préservation de l'environnement" », « des petites exploitations familiales (il y a aussi beaucoup de grandes exploitations familiales de type agro-industriel) peuvent être valorisées par une multifonctionnalité (terme que je n'ai pas vu encore apparaître) visant explicitement à la protection de l'environnement, notamment dans une gestion des espaces écologiques ou des ressources naturelles. »

1.Positionnement vis-à-vis de la question environnementale
« Il faut définir l’environnement souhaité » prévient Jean-Marc BOUSSARD. En effet, comme le rappelle Régis PELTIER, les espaces agricoles et pastoraux sont des écosystèmes parmi d’autres. Selon ce dernier, on oublie souvent que « l’homme fait partie de tous les écosystèmes de la planète » et que « sa présence a contribué à les modifier à des degrés divers, depuis des millénaires, au même titre que l’éléphant ou le bison ». En rappelant ses actions sur les forêts d’Europe occidentale, mais aussi sur les forêts tropicales et même les savanes arborées, il rejoint Jean-Marc BOUSSARD qui affirme « Par définition, l’agriculture est une activité « non-naturelle ». Rien n’est moins naturel qu’un champ de blé ! Donc la question est de savoir si l’on veut revenir à la situation de l’homme de Néanderthal (auquel cas, il faut envisager d’euthanasier les 99/100 de l’humanité), ou si l’on cherche des solutions « agréables ». »Régis PELTIER, atténue pourtant en rappelant que « les champs et les pâturages, même fortement anthropisés, sont très riches en biodiversité ».

2. Des techniques de préservation de l’environnement

4. D’autres questions
La question de l’impact de la hausse des prix à la consommation sur les habitudes alimentaires des ménages des pays du Nord d’un point de vue environnemental est abordée par Marina URQUIDI. La hausse des prix peut-elle favoriser des habitudes de consommation plus respectueuse de l’environnement ? Il existe un débat aux Etats-Unis sur ce sujet : D’un côté, on pourrait considérer que des prix élevés permettent de rendre compétitives des productions locales, produites de manière durable et saines, habituellement beaucoup plus chères que les productions importées ou issues de l’agriculture industrielle, généralement vendus en grandes surfaces. Mais l’article qu’elle cite montre qu’au contraire, aux Etats Unis, les consommateurs pauvres risquent plutôt de se reporter vers les produits bons marchés issus de la restauration rapide.

Enfin, d’après Hubert DE BON, « il existe de nombreux types d’agriculture respectueux de l’environnement, la question n’est pas comment inciter les agriculteurs à les adopter ? mais «Est-ce que ces modèles permettent vraiment de préserver l'environnement (analyses comparatives validées et reconnues à faire) ? Si oui, cela revient à des programmes de "vulgarisation" ». Qu’en pensez-vous ?

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