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« ... vers des agricultures diverses et durables, moteur du développement »
Conférence du 3 juillet 2008 – Parlement de Bruxelles

environnement De quelles façons l’agriculture peut elle contribuer à la préservation de l’environnement ?

Synthèse hebdomadaire 1 – semaine du 21 au 25 avril

Préserver l’environnement et augmenter la production, un enjeu politique ?

Résumé :
L’agriculture peut contribuer à préserver l’environnement, mais la priorité étant donnée à l’augmentation de la production, la préservation de l’environnement est un enjeu politique.

L’agriculture peut préserver l’environnement
Des deux contributions de la semaine dernière, il ressort que l’agriculture est un allié de la protection de l’environnement. « Elle a assuré une certaine préservation de l'environnement, dans l'espace qu'on lui a laissé, pour son maintien et son évolution », relate dans sa première contribution au débat Hubert DE BON « Les autres activités humaines (transport, habitats, tourismes, industries, santé) n'ont pas, elles, préservé l'environnement », ajoute t-il.

Comment allier respect de l’environnement et augmentation de la production ?
Mais pour être crédible, la protection de l’environnement ne peut ignorer la nécessité d’améliorer les conditions de vie des hommes en disposant toujours plus de produits agricoles pour faire face à l’essor des besoins alimentaires et à la poussée démographique.

Hubert DE BON souligne la nécessité de limiter les excès de certaines pratiques culturales en matière de pollution (réductions des usages des produits phytosanitaires et des engrais). « Mais dans ces systèmes qui font largement usage des techniques intensives, y compris la gestion de la biodiversité cultivée (espèces, variétés), les solutions techniques par contre elles sont peu nombreuses ; elles conduiront, si on se base sur les avancées obtenues en agriculture biologique à des baisses de rendement, et/ou à des baisses de la diversité des légumes offerts localement. »

Christophe M NYAKU, le second contributeur de la semaine dernière poursuit le raisonnement d’Hubert DE BON en abordant la question des OGM « Créés pour répondre à une demande criarde de production massive, on ne maîtrise pas tous les effets les plus que néfastes sur l'environnement », interpelle-t-il.

Un enjeu politique
Selon Hubert DE BON, la protection de l’environnement repose sur des choix politiques. Il affirme que « la préservation de la biodiversité, pour être efficace, nécessite la présence d'une autorité supérieure forte (administration des eaux et forêts / municipalité) »

Mais alors « qui peut le faire ? Est-ce réaliste de l'envisager ? Qui prendra en charge les coûts humains (de police, de justice, technique et de recherche) ? Dans tous les cas, les solutions passent par des réglementations coûteuses et des autorités fortes auxquelles les discussions / gestion participative / dialogue peuvent contribuer, mais seront insuffisants » s’interroge-t-il. Autant de questions soulevées et auxquelles nous vous invitons à répondre cette semaine.

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