La Présidence française du Conseil de l'Union européenne, en partenariat avec la Commission européenne et le Parlement européen a organisé, au Parlement européen à Bruxelles le 3 juillet 2008, une conférence internationale intitulée «Qui va nourrir le monde ? Vers des agricultures diverses et durables, moteurs du développement».
Pour traiter avec pertinence ce sujet, ce colloque a été précédé par une large consultation via un forum internet. Ce forum a été ouvert entre le 15 avril 2008 et le 30 mai 2008. Il a été organisé autour de six questions qui seront successivement traitées pendant six semaines. Elles correspondent aux deux thèmes retenus pour le colloque.
Le forum électronique “Qui va nourrir le monde” a donné l’opportunité à un vaste public d’internautes de s’exprimer en préparation d’un événement international important traitant de la question agricole, sujet d’actualité et inquiétant l’opinion publique.
La consultation s’est organisée autour de six questions examinant le rôle de l’agriculture dans le développement et la croissance ainsi que les modes de gouvernance des agricultures du monde. Plus de 500 personnes ont suivi les débats, plus de 200 messages échangés pendant les deux mois de discussion, un vaste public francophone dont un tiers d’africains.
Des échanges riches et vivants ont permis de confronter des points de vue et de présenter de nombreuses expériences réussies de développement agricole à travers le monde. Un consensus se dégage : investir dans l’agriculture pour lui redonner une place en tant que moteur de développement.
Des investissements importants et des politiques publiques volontaristes sont nécessaires pour lever les contraintes auxquelles les agriculteurs font face, qui les empêchent d’augmenter leur production et de profiter de la hausse des prix actuelle. Il s’agirait, entre autre, d’améliorer l’accès des agriculteurs du Sud aux moyens de production et aux marchés et d’aider à la structuration des filières. Une crainte : que les mesures d’urgence en faveur des consommateurs ne soient pas suivies par des mesures en faveur des agriculteurs.
Consultez la synthèse des contributions à la question 1 (pdf, 150ko)
Les questions d’emploi rural doivent être raisonnées dans les différents contextes. Il n’est pas possible de tenir un raisonnement global. L’exode rural peut être positif lorsque la main d’œuvre est absorbée par d’autres secteurs économiques. Si la demande non agricole est faible, il est important de stabiliser les populations dans le milieu rural par la mise en place d’activités d’amont et d’aval et plus généralement d’activités non agricoles.
Consultez la synthèse des contributions à la question 2 (pdf, 132ko)
On dispose de techniques permettant de diminuer et de gérer les risques environnementaux. Toutefois, ces méthodes ne sont pas facilement compatibles avec l’augmentation souhaitable de la production agricole. L’adoption de techniques préservant les ressources naturelles passe par des politiques publiques et une meilleure rémunération indispensables pour assurer la durabilité de l’agriculture.
Consultez la synthèse des contributions à la question 3 (pdf, 130ko)
Quelles nouvelles formes de partenariat entre les acteurs agricoles ?
- Enjeux : au vu du contexte actuel, le plus grand enjeu commun aux agriculteurs du Nord et du Sud est l’augmentation de la production.
- Nouveaux acteurs de la coopération : l’importance des moyens financiers dont disposent les nouveaux acteurs tels que la fondation Gates ou la coopération chinoise fascine mais la réelle finalité de ces investissements inquiète.
Consultez la synthèse des contributions à la question 4 (pdf, 105ko)
Pour que les organisations paysannes remplissent leurs rôles - tels que le lobbying, la formation des producteurs, l’appui à la production et la gestion des marchés - un nouveau partenariat entre OP et pouvoirs publics doit garantir un contexte favorable, mettre en place des politiques agricoles permettant une visibilité sur les marchés, soutenir la mise en place des filières, favoriser un renforcement des capacités…
Consultez la synthèse des contributions à la question 5 (pdf, 140ko)
Une plus forte régulation internationale des marchés agricoles est indispensable pour assurer la sécurité alimentaire, préserver les ressources naturelles et lutter contre la pauvreté. Les débats n’ont pas tranché la question de la sortie l’agriculture des négociations de l’Organisation mondiale du commerce et de la mise en place d’une Organisation mondiale de l’agriculture. Tous les avis concordent sur le besoin d’apports financiers dans le domaine agricole. Le débat reste ouvert sur les modes de financement par le secteur public : politiques régionales ou nationales, régulation ou pas des prix, pour ou contre les subventions aux agriculteurs...
Consultez la synthèse des contributions à la question 6 (pdf, 150ko)
Téléchargez l’intégralité des synthèses et la présentation du forum (pdf, 305ko)
La conférence "Qui va nourrir le monde? Vers des agricultures diverses et durables, moteur de développement" fait partie d'un cycle de 3 conférences à l'initiative du Ministère français de l'Agriculture et de la Peche. Pour en savoir plus, visitez le site Parlonsagriculture.com